Les prix du pétrole continuaient de dégringoler lundi en cours d’échanges européens, tirés vers le bas par une production surabondante qui ne montre aucun signe de faiblesse.

Vers 11H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 48,83 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,28 dollar par rapport à la clôture de lundi. Vers 11H30 le prix de la référence européenne est tombé à 48,45 dollars le baril, son plus bas niveau depuis le 27 avril 2009. Le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance était en baisse de 1,12 dollar à 47,24 dollars. Vers 11H30, le baril de WTI a atteint son plus bas niveau depuis le 17 mars à 47,06 dollars le baril.

Le marché du pétrole va entrer dans une période où la consommation de brut va ralentir, avec le commencement de la saison de maintenance des raffineries dans le monde entier « alors que l’offre continue d’augmenter », selon Morgan Stanley. Les signes pointant vers une réduction prochaine de la production mondiale de pétrole sont, en effet, rares, même si la dégringolade des prix du pétrole grignote les bénéfices des compagnies pétrolières.

Selon les analystes de Wood Mackenzie, avec des cours à 40 dollars le baril seul 1,6% de la production mondiale ne serait plus rentable. Mais même si un projet n’était pas rentable, il n’est pas garanti qu’il soit fermé, car la première réponse à la chute des prix est de stocker le pétrole et d’attendre que les prix se reprennent, selon Wood Mackenzie. De plus, selon plusieurs analystes, certains producteurs pourraient continuer à produire à perte plutôt que d’arrêter la production, dans les champs de pétrole vieillissants de la mer du nord notamment, car les coûts liés au déclassement des infrastructures est trop élevé.

« Seul un gros arrêt imprévu de production ou une capitulation de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) » pourrait changer la donne, selon les analystes de Morgan Stanley. Mais pour le moment, l’Opep se montre inflexible sur sa décision de ne pas réduire son plafond de production à 30 millions de barils par jour (mbj) prise lors de sa dernière réunion en novembre.

Selon AFP