On ne sait pas quel mouche a piqué le Président de la République BCE, pour déclarer à l’attention de l’opinion publique occidentale, qu’il ne compte pas mettre en prison tous les terroristes tunisiens, qui sévissent encore en Libye, en Syrie ou ailleurs, quant ils retourneront en Tunisie, pour cause de manque de prisons, jetant ainsi aux oubliettes la loi anti-terroriste que son propre gouvernement et lui même ont fait voter à l’assemblée Nationale, malgré les réticences et résistances des nahdhaouis and Co ? Les précisions apportées par la présidence, à ce qui ressemble à un dérapage non contrôlé de BCE, ont aggravé le cas, car ils ont mis cette institution, censée défendre le droit, en situation d’être le principal défenseur des terroristes repentis ou pas. Invoquer d’ailleurs la constitution, est non seulement maladroit dans le cas d’espèce, mais c’est aussi s’ériger en cours constitutionnelle, qui seule a en théorie le droit d’interpréter la constitution. « Tbalbiz !! »…

L’affaire aurait pu s’arrêter là, si notre Président, ne s’est pas livré, après, à un exercice de haute voltige dans une interview à une chaîne pro-saoudienne, pour dire exactement le contraire de ce qu’il avait déclaré quelques jours avant, quant au sort qui doit être réservé aux terroristes tunisiens qui s’aventureraient à rentrer en Tunisie. «Retbalbiz ! » Car c’est à la justice de se prononcer, et cela fait deux décennies qu’elle le fait correctement ? Conclusion ? B.C.E patauge ! Car ceux qui veulent pardonner aux terroristes qui sont allés tuer et massacrer au nom d’Allah, oublient d’abord que ce sont des traîtres à la Patrie ! B.C.E l’a-t-il oublié ? Non, mais il avait semble-t-il voulu lancer un message aux parrains des terroristes dont son « ami » R.Ghannouchi. Le message a été bien reçu par ce dernier, qui a vite attrapé la balle au vol, pour se répandre en éloge de la tolérance et du repentir « tawba » et pour lancer aussi un message aux futurs « repentis » parmi ceux qu’il appelait il y a trois ans « ses enfants ». « Rassurez vous, moi qui vous a encouragé à aller tuer et se faire tuer, je suis là pour vous protéger, pour vous absoudre et vous pardonner et que même BCE est d’accord ».

Les terroristes sont d’abord des traîtres à la patrie !

Ce n’est pas à l’aune de la théologie musulmane ou du fiqh, jurisprudence, qu’il faut juger les terroristes qui exercent leurs vils penchants pour le meurtre, l’assassinat, le massacre des innocents, la réduction en esclavage de leurs victimes, les viols, le proxénétisme (jihad el Nikah), le vol, et autres crimes passables dans toutes les civilisations à travers toute l’histoire de la peine capitale, mais logiquement en vertu des dispositions de la seule loi républicaine émise à l’époque de Ben Ali, quoique un peu remaniée : La loi anti-terroriste ! Mais ce n’est pas, la seule arme légale dont dispose la République. En effet, le crime terroriste s’apparente de plus en plus à un crime contre l’Etat. Car il vise consciemment non seulement à renverser d’autres régimes arabes, mais surtout à renverser le régime républicain tunisien, acquis de haute lutte, au prix du sang des martyrs, pour le remplacer par un régime archaïque, rétrograde et despotique, le Califat ! N’ont-il pas prêté allégeance au sinistre Baghdadi qui s’est autoproclamé Calife et Prince des croyants, et dont le règne est un des plus sanguinaire qu’ont connu l’Histoire et la planète ? N’ont-ils pas assassiné Belaïd et Brahmi au nom de cette shariaa, ainsi que des soldats et policiers de la République ? N’ont-ils pas tenté d’instaurer une succursale du Califat à Ben Guerdane ? N’ont-t-ils pas massacré des civils innocents au Bardo, à Sousse et ailleurs, dans le but de renverser l’Etat ? C’est pour haute trahison qu’il faut le juger aussi en plus de l’application de la loi anti-terroriste, haute trahison contre l’Etat et la patrie quitte à instituer des lois et des tribunaux spéciaux !

Pourquoi Ennahdha veut elle amnistier les criminels terroristes ?

La déclaration de R. Ghannouchi, sur la nécessaire tawba (repentir) et réintégration des terroristes qui sont allés grossir les rangs des criminels en Syrie et en Libye, sonne comme un aveu de l’implication de cette organisation dans le recrutement et le convoi des terroristes vers ces foyers de guerre. A elle seule cette déclaration tombe sous la loi anti-terroriste ! Mais tout le monde sait qui contrôle l’appareil judiciaire ! Que R.Ghannouchi ne soit pas convoqué après une déclaration pareille devant un juge d’instruction, en dit long sur la situation de la justice tunisienne ! Pour moins que ça des journalistes, des blogueurs et de simples citoyens sont traduits devant les juges. D’autre part, tout le monde se rappelle des appels au jihad en Syrie lancés par le ministre nahdhaoui des cultes et l’encouragement du chef nahdhaoui lui même aux jeunes pour aller exercer le devoir du jihad en Syrie. Plus que ça sous le règne conjoint de Marzougui et Ghannouchi, un congrès a été tenu en Tunisie qui a regroupé les principales formations terroristes de Syrie, qui, à l’époque étaient encore sous le contrôle des services de renseignements occidentaux. Le Tunisie fût transformée en un laps de temps en une plateforme de formation, de recrutement et de convoi de terroristes vers la Syrie avec la bénédiction des pays occidentaux, pour abattre le régime d’Assad ! Ennahdha n’était certainement pas étrangère à tout cet effort de guerre et il n’est pas impossible que ses militants et ses réseaux furent impliqués dans le recrutement des 15000 terroristes acheminés vers les champs de bataille, et certains médias ont évoqués à l’époque l’implication d’un homme d’affaire qui possédait une compagnie aérienne dans ce trafic macabre. Cet homme d’affaire, malgré ses déboires financiers, ses escroqueries notoires, n’est toujours pas sous les verrous, et pire encore, fût élu sur les listes d’Ennahdha, lors des législatives. Mais c’est la partie cachée de l’Iceberg, qui fait peur à ce parti, et qui prouve qu’il n’a jamais renoncé à la violence et à l’action clandestine surtout que les filières terroristes ont pour l’essentiel étaient dirigées par les Frères musulmans, d’où la peur d’Ennahdha qu’on en vient à fouiller dans cette nébuleuse d’associations financées par des fonds étrangers, en provenance de certains Etats du Moyen Orient. Ce dossier explosif, fait énormément peur au parti religieux, surtout que la tendance aux USA et en Europe, est de se débarrasser de leurs anciens alliés, trop impliqués dans la violence. D’où la déclaration de Ghannouchi qui a du surement faire appel à son « ami » et « allié » BCE pou lui renvoyer l’ascenseur. Ce dernier, devant le holà qu’ont soulevé ses déclarations, a vite fait volte face. Mais l’affaire ne semble pas s’arrêter là pour Ghannouchi, qui compte faire un deal : Loi de la tawba, contre loi dite de réconciliation nationale ! Mais cela ne se passera pas comme ça ! Jamais ceux qui ont trahi leur pays n’y trouveront le repos !