Un débat oiseux agite nos médias sur l’existence ou non d’une cinquième colonne qui œuvre pour la destruction de l’État tunisien, comme si l’attaque de cette ville frontalière par une horde de criminels qui se cache derrière la bannière dite de Daech, n’est pas une preuve éclatante et suffisante, ce qui pousse à croire que ceux qui jettent le doute sur cette réalité devenue mac-cabrement palpable, font partie eux aussi de cette cinquième colonne ou du moins qu’ils s’inscrivent dans sa ligne de propagande. C’est du pseudo débat sur la « hadhina shaabiya », (pépinière au sein de la population) qu’il s’agit. Non seulement cette hadhina, existe, mais elle a déjà commencé à produire par milliers des terroristes, dont le nombre officiel recensé est autour de 15000, qui constituent une partie de la cinquième colonne. Le concept de cinquième colonne a été lancé en 1936, par un Général nationaliste espagnol lors de la guerre civile, pour qualifier ses propres agents dans l’armée républicaine. Bien avant, existait le mythe du cheval de Troie, pour désigner ceux qui œuvrent dans la clandestinité et le secret total pour détruire l’État auquel il font publiquement allégeance. L’histoire récente de la Tunisie montre qu’avant même l’avènement du colonialisme, le pays était infesté de ce qu’on peut considérer comme une cinquième colonne d’un ou de plusieurs États hostiles à notre pays. Cela a continué après l’Indépendance à des proportions qui varient selon le contexte et les enjeux. Ce qui s’est passé à Ben Guerdane prouve que cette cinquième colonne a décidé de passer à l’attaque, or on le sait, une cinquième colonne ne se dévoile et passe à l’attaque, que si elle croit que son heure est venue pour passer de la clandestinité à l’action déclarée et publique. Ce qu’a fait la phalange terroriste qui a, cru pouvoir installer son pseudo Imara (principauté) islamiste, sur un bout de notre territoire national, prélude à une prise du pouvoir total sur tout le pays.

Tout d’abord, il n’y a pas un seul peuple au monde et à travers toute l’histoire de l’humanité qui n’a pas eu son lot de traîtres, de collabos, de suppôt de l’étranger, d’espions à la solde de puissances étrangères, et notre histoire nationale depuis Hannibal, en passant par l’affaire Jugurtha- Juba 1, El Kahina, le dernier monarque hafside qui avait fait appel aux espagnols, jusqu’au mouvement national et les « bayyouaa» (traitres) liquidés par la résistance et enfin à l’époque de l’État post indépendance jusqu’au Janvier 2011. Depuis cette date, la collaboration avec l’ennemi et l’Étranger est devenue pour certains un motif même de fierté et de fanfaronnades. Mêmes d’insignifiants micro-Etats ont désormais leurs pions et espions parfois mêmes déclarés. Si on connaît donc sous quelle bannière a été mené l’attaque contre Ben Guerdane, on connaît moins ceux qui ont commandé l’attaque ! Une cinquième colonne est toujours au service d’un État ou d’un pseudo État, en l’occurrence cet EI, qui n’est qu’une créature fantoche composée d’assassins, de mercenaires et d’agents de services de renseignements des grandes et moyennes puissances.

Le fait que cette cinquième colonne derrière laquelle se cache une nébuleuse de parties hostiles à la Tunisie, se déclare et passe à l’attaque prouve que quelque part, des forces occultes ont décidé de passer à la deuxième phase du dit « Printemps arabe » : Accentuer le chaos démarré le 14 Janvier 2011, et en finir avec ce qui reste de l’État tunisien. Que le Président Obama, président de la plus grande puissance qui sème le chaos, déclare que ce fût une erreur de faire tomber le régime de Khaddafi et qu’il jette cette responsabilité sur le français Sarkozy et le britannique D.Cameron, l’histoire retiendra quand même que c’est l’OTAN, dominé par les USA, qui a détruit un pays souverain et qui l’a livré aux hordes barbares, qui ont fait irruption du bas moyen âge, provoquant des massacres, que jamais ce peuple paisible n’a connu le long de son histoire. Conséquemment, il aurait dû poursuivre et déclarer que ce fût une erreur de faire tomber l’ancien régime en Tunisie, car ce ne fût que le prélude de ce que les experts en désinformation ont appelé « Le printemps arabe ». En Tunisie, la pseudo révolution tourne au désastre et seuls ceux qui ont une mauvaise fois manifeste, continuent à nous casser les oreilles avec leur logomachie « révolutionnaire ». Ben Guerdane a scellé définitivement la fin cette mascarade macabre. Ben Guerdanne, est un tournant ! Désormais seuls les patriotes sont à même de faire face à ce nouveau défi, car il ne s’agit plus te terrorisme classique mais d’une guerre qui sera longue et sanguinaire. Tous les droitdel’hommistes et les mercenaires qui se cachent derrière des ONG dites « indépendantes » et qui ne sont en réalité que des relais de propagande au service des néo-colons, seront obligés de se taire. Pour paraphraser le même D.Cameron, quand il s’agit de la sécurité, voire même de l’existence de notre pays, aucune voix ne doit s’élever au dessus de la voix de la bataille, notre bataille contre les phalanges intégristes et leurs alliés.

La leçon donnée par les forces de sécurité, tuant d’emblée une cinquantaine d’assaillants terroristes, montre le chemin qu’il faut suivre pour en finir avec cette vermine. La participation de la population de Ben Guerdane aux combats, le bravoure de nos policiers et gendarmes rappelle les épopées de la guerre de libération nationale, quand un peuple sans armes a affronté la machine de guerre de la France coloniale, parfois à mains nus. Même à cette époque il y avait des « spahis » et des traîtres, comme aujourd’hui des traîtres enrôlés, à force de dollars, dans les phalanges de la mort de Daech. Il n’est pas à écarter que ce sont les descendants de ces mêmes traîtres qui portent les armes contre l’État tunisien, cet État, fruit de l’Indépendance et de la souveraineté conquises avec les larmes et le sang des martyrs ainsi que les sacrifices, et qui devient la cible de tous les comploteurs. La bataille de Ben Guerdane annonce le sursaut nationaliste tant attendu, mais longtemps couvert par les jacqueries des pseudo-démocrates et les droits del’hommiste qui se sont partagé avec les islamistes les dépouilles de l’État National, nous promettant monts et merveilles alors qu’ils ne faisaient que nous entraîner vers le gouffre. Il est clair que le système politique engendré par ce qu’on appelle la nouvelle constitution est devenu caduque et que l’accélération de l’histoire n’en fera qu’une bouchée. Wait and see !