L’administration tunisienne actionnaire à 50,4% du capital de la Société Tunisienne de Banque, n’est visiblement pas parvenue à convaincre les investisseurs privés de la pertinence de son plan de restructuration. Une hypothèse qui semble se confirmer à l’issue de l’augmentation de capital dont les opérations de souscription se sont déroulées du 15 septembre au 14 octobre derniers.

Selon la note d’information y relative qui avait visée par le Conseil des Marché Financiers (le régulateur du secteur en Tunisie), il était prévue qu’une partie de ce capital frais (190,8 millions de dinars tunisiens) soit fourni par l’Etat et par les actionnaires publics (191 millions de dinars). L’autre partie proviendrait des privés qui seraient appelés à verser 374 MD, sinon c’est l’État qui les verserait à leur place.

La condition semble s’être réalisée au regard de la communication transmise par le ministre des finances au CMF le 30 octobre 2015. Sur les 130 515 000 d’actions nouvelles émises dans le cadre de cette opération, l’Etat a acquis directement 104,8 millions d’actions et indirectement 12 millions d’actions.

Ajouté à ses 6,27 millions de titres détenus initialement, l’État directement, possède désormais 111,16 millions d’actions ou droit de vote représentant actuellement 71,54% du capital de la STB. Indirectement à travers d’autres entités publiques, il contrôlait déjà 11,8% de ce capital, ce qui porte la participation globale des investisseurs publiques étatiques de la STB à 83,3%

Le nouvel actionnaire majoritaire a indiqué qu’il comptait poursuivre avec la restructuration de la banque. Une réforme qui avait été présentée à la presse au mois d’août par Abdelwahab Nachi, et dont les grandes lignes sont l’extension du réseau, le renforcement des ressources humaines, l’amélioration de la plateforme électronique.

Agence Ecofin