Le double attentat-suicide qui a visé samedi une manifestation pour la paix organisée par l’opposition prokurde à Ankara a fait au moins 95 morts, selon un nouveau bilan publié en fin de soirée par les services du Premier ministre Ahmet Davutoglu.

Cet attentat, le plus meurtrier jamais survenu sur le sol turc, a également fait 246 blessés, dont 48 se trouvaient toujours en soins intensifs dans un hôpital d’Ankara, d’après cette déclaration publiée sur le site internet du Premier ministre.

Les explosions ont frappé une gare ferroviaire, où plusieurs unions, des organisations de la socitété civile et le Parti démocratique des peuples, pro-kurde, devraient tenir un rassemblement, a rapporté l’agence de presse privée Dogan..

Le rassemblement visait à protester contre le conflits entre l’Etat et les militants kurdes dans le sud-est de la Turquie. Selon les témoins, la première explosion a eu lieu devant la gare et la deuxième en face de la gare.

Le président turc Recep Tayip Erdogan a condamné l’attaque, qui, selon lui, a visé l’unité du pays.

La Turquie devrait tenir les élection anticipées le 1er Novembre au milieu de tension et de polarisation parmi les principaux partis politiques, qui n’ont pas pu former un gouvernement de coaltion dans les élections en juin.

La Turquie a repris l’offensive contre le PKK en juillet après que deux agents de police aient été tués par le groupe terrorsit, apparemment en représailles pour une attaque suiciede à la bombes dans le district Suruc dans la provinc de Sanliurfa le 20 juillet, qui a tué 34 activistes pro-kurde et est imputée à l’Etat islamique(EI).

Depuis lors, les violences se sont intensifiées, le PKK multipliant les attaques contre les forces de sécurité. Plus de 100 membres de la sécurité turque ont été tués lors de conflits.

Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l’Union européenne et les Etats-Unis.

Agences