Il s’appelle Nabil Amdouni, un tunisien de 38 ans recherché depuis 2002 par la police tunisienne et réfugié à Toulon en France où il a organisé un site nommé shoumoukh el Islam «fierté de l’Islam» répertorié par les américains parmi les dix plus dangereux forums djihadiste et il entretenait des rapports étroits avec la direction d’Al Qaïda d’Ousama Ben Laden.

Amdouni est passé ce mercredi 6 Mai devant le tribunal correctionnel de Paris. Marié à une française et père de deux enfants, il menait en apparence une vie tranquille de maçon, mais dirigeait une vitrine du djihadisme avec 11 700 abonnés, mais par où passaient plus de 3600 messages codés de l’organisation terroriste. Il s’agissait de préparer des assassinats et des attentats notamment contre des ports français, selon les enquêteurs. Ce site servait aussi à recruter de nouveaux membres pour les envoyer se battre là où al-Qaïda décidait. Ce site est devenu une plateforme et une boite postale qui relie plusieurs organisations terroristes à la tête du quel Abu Aymen, le nom de guerre de Nabil Amdouni, régnait.

De 2002 à 2012, cet islamiste qui a fui la justice de son pays tissait sa toile en toute tranquillité avant qu’il ne soit arrêté en juillet 2012. A leur grande surprise les policiers français allaient découvrir, que depuis son domicile Nabil Amdouni dirigeait un site aux ramifications internationales, à travers des serveurs basés dans d’autres pays et jusqu’à là, il était inconnu « des services ». Difficile à croire car il était recherché déjà dans son pays, mais pour les autorités françaises de l’époque, tous les ennemis du régime de Ben Ali étaient forcément des victimes. Après son arrestation, il fût mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste ».

Le tunisien est soupçonné de collecte de fonds pour acheter des armes de guerre, lance roquettes, missiles et fusils mitrailleurs, ainsi que d’espionnage de personnalités politiques ou des agents gouvernementaux infiltrés.