La maire de Baltimore Stephanie Rawlings-Blake a déclaré l’état d’urgence «pour rétablir l’ordre». La garde nationale et plusieurs milliers de policiers ont été appelés en renfort, les écoles ont fermé le 28 avril et un couvre-feu d’une semaine est entré en vigueur.

Les violentes protestations ont éclaté après l’enterrement de Freddie Gray, un jeune homme noir de 25 ans décédé le 19 avril après son arrestation par la police. Les protestations ont dégénéré en actes de violence, quinze policiers et plusieurs journalistes ont été blessés, des voitures de police ont été incendiées et des commerces ont été pillés.

Freddie Gray a été arrêté le 12 avril pour détention d’arme blanche et a été embarqué à bord d’une voiture de police. Il a été ensuite transporté à l’hôpital souffrant de multiples fractures à la colonne vertébrale. Il est mort le 19 avril des suites de ses blessures. Six policiers ont été mis à pied suite à l’incident.

Il n’y a aucune justification pour la violence à Baltimore, selon Obama

Le président américain Barack Obama a expliqué mardi qu’il n’y avait aucune justification pour le type de violence qui s’est produit à Baltimore, la plus grande ville de l’Etat du Maryland, au cours des derniers jours.

« Ils ne manifestent pas, ils ne revendiquent pas, ils volent », a dit M. Obama lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, faisant allusion aux personnes impliquées dans les violences, les pillages et les incendies à l’issue de l’enterrement de Freddie Gray.

« Ils détruisent et nuisent à des commerces et à des opportunités dans leur propre communauté, empêchant des opportunités de travail pour la population dans cette région », a ajouté le président Obama.

Par ailleurs,M. Obama a rappelé que les récents incidents concernant le recours excessif à la force par les agents du maintien de l’ordre dans le pays « soulèvent des questions troublantes ».

Agences