Encore une fois, les partisans de la culture de la mort et de la haine ont frappé, visant cette fois-ci un grand symbole de l’histoire prestigieuse de la Tunisie, le musée du Bardo.

Le bilan est très lourd, les victimes sont nombreuses, de plusieurs nationalités. J’avoue que je n’ai pas pu me retenir de pleurer à chaudes larmes à l’annonce du crime odieux. Mais plus tard, en marchant sur la belle plage de Hammamet, j’ai retrouvé la force et l’espoir : Mon pays ne mourra jamais, et il sera le fossoyeur de ceux qui s’acharnent aujourd’hui à le martyriser et à le faire souffrir. Son peuple échaudé par 3 mille ans d’Histoire ne sera jamais à genoux, même si une partie de ses élites semble palabrer et polémiquer à propos de faux problèmes ! Le Professeur Mr.Talbi en est un malheureux exemple car le voilà, passant d’une chaîne TV à l’autre fouinant dans les trous noirs de l’histoire musulmane pour étancher sa soif de polémique, qui ne fait que le discréditer. Je voudrais rappeler à Mr.Talbi, ainsi qu’à tous ceux qui, comme lui, s’offrent corps et âme aux polémiques néfastes et futiles, cette phrase de Georges Bernanos dans son livre « Les grands cimetières sous la lune » consacré à la guerre civile en Espagne: « Un polémiste est amusant jusqu’à la vingtième année, tolérable jusqu’à la trentaine, assommant vers la cinquantaine et obscène au-delà » .Cela pourrait concerner aussi Mr.Talbi, la phrase suivante de Bernanos : « les démangeaisons polémistes chez le vieillard me paraissent une des formes de l’érotisme. L’énergumène s’excite à froid, comme dit le peuple ».

Il faudrait dire que dès le début, j’ai pressenti que cette fausse révolution du 14 janvier 2011, allait conduire la Tunisie vers des malheurs et des catastrophes. Comme Georges Bernanos, la terreur m’a toujours paru inséparable des révolutions et du désordre. Et parce que « entre les forces de destruction, c’est la Terreur qui va le plus loin, qui pénètre le plus avant, atteint les racines de l’âme». Et la terreur devient encore plus destructive quand ses adeptes réussissent à lui accorder un caractère religieux. C’est à cette phase là que sont engendrées toutes les formes de cruauté et toute forme de fanatisme ou de superstition.

Depuis la chute du régime de Ben Ali, les pseudo-révolutionnaires ne cessent de polluer l’air qu’on respire avec des fanfaronnades prétendant que la démocratie est la clef du bonheur! Très vite, les tunisiens ont découvert que le jeu démocratique et les élections libres peuvent porter au pouvoir, surtout dans des pays sous-développés, les plus fanatiques et les plus maléfiques. Ce que la Tunisie ne pardonnera pas à ces pseudo-révolutionnaires, qu’ils soient de gauche, ou de la Nahda, c’est qu’ils ont utilisé la démocratie pour avilir le pays, le diviser, le salir et le plonger dans le chaos et le désordre, ouvrant ainsi ses portes aux criminels de toute sorte. Comme Bernanos, je crois donc que la démocratie est une invention d’intellectuels et jamais elle ne peut se nourrir de polémiques fades et de thèses et de synthèses. Et ce n’est pas à elle, ni à nos pseudo-intellectuels et révolutionnaires d’imposer une définition de notre peuple pour le tromper et le fourvoyer. Notre peuple se définit tel qu’il est. Il exige du travail, du pain et de la dignité, aussi exempt que possible de tout raffinement intellectuel et de toute fureur idéologique. Face aux grands dangers qui les menacent actuellement, je crois que les tunisiens préfèrent un ordre injuste qu’à la Terreur et qu’au chaos!

Ceux qui ont commis le crime du Bardo, avaient pensé certainement que la Tunisie vivra un printemps sombre, endeuillé par le sang des ses martyrs, un printemps de peur et d’épouvante. Mais les tunisiens doivent s’armer de toutes les forces de la vie et de toutes les énergies de la culture, de l’amour et de la tolérance pour que les amandiers fleurissent, que les belles tunisiennes continuent à chanter et à danser pour le grand bonheur de la Tunisie éternelle!