Les faux pas de l’ HAICA se multiplient, cette instance constitutionnelle en dérive, passe à côté de sa mission. Elle transgresse la Constitution en se dotant de prérogatives qui ne sont pas les siennes et en oubliant ses devoirs. Les incidents récents concernant le non octroi d’autorisations à deux promoteurs de chaines, pourtant invités pour la cérémonie de signature prouvent cette dérive. Cette gaffe qui a pénalisé Moez Ben Gharbia et Zouhair Latif, a été sous-estimée par Nouri Lajmi qui rejette indûment la faute aux promoteurs. Le système d’octroi d’autorisations d’émettre, se présente comme l’activité principale de cette instance de régulation. Heureusement que cette équipe est provisoire sachant que la Tunisie postrévolutionnaire, mérite un comité plus sage et moins prétentieux. Sur un autre plan, la HAICA s’est distinguée, le long de son parcours, par une absence quasi-totale quant à sa mission de régulation. Elle ménage, par exemple la chaine Nessma, dont la partialité est flagrante, la dernière en date étant son parti pris pour Le député Monji Rahoui au détriment de son collègue Iyed Dahmeni. L’animatrice Meriem Belkadhi n’a pu camoufler se grimaces, trahissant ainsi son parti pris en faveur de son invité sur le plateau Monji Rahoui. En fait Nessma, dans le cas de figure, s’attaque aux décisions de l’ Assemblée Nationale et s’oppose à une mesure conforme à la législation en vigueur. Le choix des participants à ce débat partial est déjà un coup de canif à la loi, que la Haica aurait du relever conformément à son rôle de régulateur.

Par Thameur MAATOUG