Le polémiste Dieudonné a été placé en garde à vue mercredi pour « apologie du terrorisme, après avoir écrit sur Facebook qu’il se sentait « Charlie Coulibaly », en référence à l’un des auteurs des attentats de Paris.

La justice semble déterminée à se montrer intransigeante. Des peines de prison ferme ont été prononcées et depuis l’attentat à Charlie Hebdo la semaine dernière, 54 procédures ont été ouvertes pour ce délit d’apologie du terrorisme ainsi que pour « menaces d’actions terroristes ».

L’enquête avait été ouverte lundi au lendemain de la diffusion de ce message, ensuite supprimé. Mercredi matin, toujours sur sa page officielle Facebook, l’équipe du polémiste a publié quelques photos de policiers venant le chercher.

Dieudonné ne s’étant pas rendu à une convocation, les enquêteurs se sont déplacés, a expliqué une source judiciaire. Selon un de ses avocats, Sanjay Mirabeau, « ils ont été impatients, ils sont venus le chercher à sept heures du matin à son domicile. »

« Nous sommes dans le pays de la liberté d’expression? Ce matin, le gouvernement vient d’en fournir la démonstration », a ironisé un autre avocat de Dieudonné, David de Stefano.

Selon AFP