Monsieur Le Président, je me permets de vous  appeler, ainsi, car, votre victoire  de Premier Président Élu au suffrage universel, après  la période du long règne de la didacture de Ben Ali, et, le marasme de l’intérim hasardeuse, échevelée, et, obscurantiste du Tartourisme, ne fait aucun doute.

J’espère que vous avez conscience de l’immense espoir que vous avez fait naître et, qu’enfin, vous, Monsieur Le Président, vous saurez vous montrer, à la différence de vos deux prédécesseurs, enfin, digne de la confiance du Peuple et de la fonction, comme un authentique Chef d’Etat et un véritable Père pour cette nation tant meurtrie qu’est la Tunisie d’aujourd’hui, et, qui est, toujours pleine, des idéaux de La Révolution du Jasmin.

Il vous incombe, Monsieur Le Président, la très lourde responsabilité, de fermer, à tout jamais, le livre politique sanglant de ces vils imposteurs, sans foi ni loi !!! La noblesse de votre charge vous impose, aussi, Monsieur Le Président, de faire en sorte que, cette Tunisie-là, ne soit plus d’actualité mais, rien d’autre, que les pages les plus sombres de notre Histoire.

Certes, Monsieur Le Président, tournons la page, définitivement, mais, n’oublions jamais, comment la Tunisie, a souffert, jusqu’à la délivrance d’aujourd’hui, après avoir été, littéralement, mis sous l’éteignoir et saoulée de coups en tous genres, par ces usurpateurs-charognards de circonstances, qui, comme de fourbes hyènes, se sont, sans aucun scrupule, érigés des trônes, sur la maladie de Bourguiba ainsi que sur le chaos né de l’instabilité politique post-révolutionnaire.

Je crois, Monsieur Le Président, et vous en conviendrez, que cet acharnement du sort, il faut le souligner, n’a rien à voir, ni avec la fatalité, ni avec une quelconque malédiction, mais, tout simplement, au choix d’hommes qui ont versé dans les usages, les plus répugnants et répréhensibles, de la politique.

Aussi, Monsieur Le Président, en ce jour de vote, si crucial, il est de votre devoir de vous engager à déroger à ces pratiques de petits arrangements entre amis et de distribution de portefeuilles ministériels, ou, des plus beaux postes de la République, voire, d’autres confortables refuges pour pantoufler au frais de l’Etat et du contribuable tunisien, bref, des maroquins pour récompenser de la famille, des proches, des soutiens, ou, cette kyrielle d’opportunistes zélés et, surtout, pas désintéressés.

Monsieur Le Président, vous, avez rendez-vous avec l’Histoire : vous avez l’occasion de rompre, une bonne fois pour toutes, avec tout ce pathétique folklore politique tunisien, et, de montrer au Peuple, et, en particulier, à ceux qui auront voté pour vous par défaut ainsi qu’à ceux qui n’auront pas voté pour vous, que la Tunisie des magouilles, de la corruption, et, des compromissions, a vécu.

Oui, Monsieur Le Président, ce n’est pas rien que de proclamer, solennellement, pourquoi pas, lors de votre discours d’investiture, que, l’exemplarité, la compétence, et, le mérite, seront, sous votre férule et durant votre mandat, les seules vertus à l’ordre du jour. C’est ce sillon indélébile qu’il faut creuser dans la conscience collective pour ramener ordre, stabilité, et, confiance.

Il n’y a pas, Monsieur Le Président, de procédé qui soit, de plus essentiel, de plus décisif, que celui-ci, à moins de tomber dans la démagogie politicienne, pour redonner au Peuple la confiance en ses élites, notamment, celles qui le gouvernent. Mais, aussi, Monsieur Le Président, et, cela va sans dire, qu’il, s’agit, indiscutablement, pour vous, d’un devoir moral, qui vous permettra de restaurer l’image positive du pays, et, par là-même, de faire revenir investisseurs et touristes qui permettront à l’économie de se redynamiser pour retrouver, au plus vite, vitalité, prospérité, et développement.

Monsieur Le Président, sachez donc, envoyer un signal fort, sur ce point, en particulier, en vous entourant de gens nouveaux et compétents, plutôt, que de recycler des hommes politiques caméléons, ayant, déjà, eu, des responsabilités nationales sous les sinistres prétendues « legislatures » précédentes, et, qui, cela s’entend, n’apporteraient rien de neuf à un pays traumatisé par un passé douloureux et auquel, résolument, il veut tourner le dos définitivement.

Moi, et, je ne suis pas le seul, Monsieur Le Président, je pense que vous avez la stature d’un véritable Homme d’Etat, digne de ce nom, et, que, de surcroît, ce jour de vote historique, à n’en pas douter, va vous en apporter la légitimité constitutionnelle, mais, sachez, ne pas vous contenter de cela, et, avoir la plus haute ambition en prenant, le parti pris, de l’incarner, au quotidien, dans l’exercice de votre charge, afin de gagner, naturellement, celle du Peuple tunisien, tout entier, qui, espère, depuis, malheureusement, bien trop longtemps, un héritier, éclairé et moderne, au Père de la nation, feu Habib Bourguiba.

Enfin, pour finir, j’en appelle à vous, Monsieur Le Président, pour vous inviter, une fois les élections terminées, à prendre, comme un vrai Chef d’État, de la hauteur, à vous placer, au-dessus du tumulte post-électoral, et, dépasser les luttes de partis, ainsi que les vieux antagonismes régionaux si désuets et délétères, pour inspirer et impulser, un vrai esprit de concorde et de rassemblement, afin d’apaiser le pays.

De même, je réitère, celui-ci, à tous les tunisiennes et les tunisiens, à tous les vrais démocrates, de ce pays, magnifique et chargé d’histoire, qui a, dernièrement, été le phare du monde libre, avec cette extraordinaire  » Révolution du Jasmin », afin, qu’en femmes et en hommes de bonne volonté, ils soient, tous, unanimement, unis, derrière vous.

Ce consensus national, vous permettra, de la sorte, Monsieur Le Président, de conduire, le plus sereinement et le plus efficacement possible, un indispensable programme de mesures, importantes et nécessaires, pour réformer ce pays en détresse afin de mettre fin à cette ère, si trouble, si empreinte de désarroi, d’inquiétude, et, de déchirement, qui, sont, autant de plaies, qui, incontestablement, fragilisent, paralysent, et, tuent à petit feu, la Tunisie actuelle, et, ce, jusqu’à ses confins les plus reculés…

Restez, tous, Monsieur Le Président, vous-même, ainsi que tous vos concitoyens démocrates, vigilants, et, bien mobilisés jusqu’au bout, afin de ne pas vous laisser voler, une fois encore, et, une fois de trop, la victoire de l’espérance face à l’obscurantisme des vieux démons qui agissent, macchiavéliquement, en sous-main, dans ce pays, et, depuis, hélas, trop longtemps, déjà…

Attention, donc, Monsieur Le Président, à toutes les formes de manœuvres de fraude électorale habituelles, utilisées, de tout temps et sous bien des horizons, par les ennemis de la démocratie  pour essayer de renverser la victoire annoncée du Peuple qui, doit être, par son vote, le seul juge de paix de cette élection et l’unique maître de son destin.

Je suis persuadé, pour ma part, Monsieur Le Président, que si, celles-ci, ne sont pas massives, il n’y aura pas de mauvaise surprise tartourienne à la clé, et, qu’il sera impossible aux forces réactionnaires et occultes d’enrayer la belle mécanique populaire qui vous conduira à la victoire pour assurer à la Tunisie de devenir un État de Droit, de Progrès, et, ainsi, de l’inscrire dans la Modernité qu’exige le Monde d’aujourd’hui…

C’est, à la fois, tragique, désolant, et, risible, mais, je viens d’apprendre que, l’ISIE, l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections, est aux mains du Raspoutine-Ghannouchi, le sombre marionnettiste du Tartour, et, que celle-ci, aux ordres de son maître, a, paradoxalement et arbitrairement, contre le sens et la nature même de sa mission, interdit, à toutes les associations et organisations dédiées de déployer leurs observateurs indépendants sensés garantir la plus parfaite transparence et le strict respect du scrutin, en les chassant, sans ménagements, par l’intimidation et la force, de nombreux bureaux de vote où ils devaient officier !!!

La fraude massive, ou, plutôt, industrielle, à commencé… Ce n’est, donc, pas gagné, et, une seule solution s’impose pour sauver le pays, et, même, si c’est par défaut : VOTEZ BÉJI CAÏD ESSEBSI, CAR LA TUNISIE N’A JAMAIS EU VOCATION À ÊTRE OU À DEMEURER « LA TARTOURIE » !!!

Eddie Mahdhi

 « le verbe et le jasmin », groupe Facebook