BCE, vient d’annoncer, selon l’agence algérienne de Presse (APS) à des cadres de Nidaa que son premier voyage à l’étranger sera à Alger. Il avait déjà promis ça dans sa campagne et il le réitère aujourd’hui. Un message fort, fuitée à dessein, pour dire que la politique étrangère tunisienne, mise à mal par l’ex-Président Moncef Marzougui, sera réorientée. Alger reprochait à ce dernier de s’aligner sur la politique marocaine, ayant reçu le Roi du Maroc qui, profitant de sa visite officielle a passé plus qu’une semaine en hôte privilégié. D’autres couacs, dans les relations tuniso-algériennes ont aussi jalonné la période Marzougui, dont ses critiques voilées au pouvoir algérien. Mais la principale raison de cette visite est de rassurer les autorités algériennes quant au positionnement de la Tunisie sur l’échiquier régional et notamment en matière de sécurité. A maintes reprises, BCE avait déclaré que la lutte contre le terrorisme passe par une meilleure collaboration sécuritaire avec Alger. La question libyenne où Alger tente de jouer un rôle sera probablement évoquée ainsi que le renforcement des relations économiques déjà largement entamé sous Mehdi Jomâa. Les relations personnelles entre BCE et Boutaflika joueront un rôle essentiel.