La police turque a procédé à l’arrestation de 27 journalistes dont Ekrem Dumali, rédacteur en chef du quotidien, Zaman , proche de l’opposition dirigée par le rival d’Erdogan, Fethullah Gülan. Un président d’une chaîne de télévision Samanyolu a aussi été arrêté. L’opposition laïque a dénoncé ces arrestations et son chef Kemal Kilicdargolu a qualifié le gouvernement d’Ordogan de putschiste et a qualifié les arrestations d’un coup d’État contre la démocratie. L’opinion publique avait été averti que 4OO arrestations allaient avoir lieu dont 150 journalistes. Il y a une semaine Erdogan avait qualifié les partisans de Gülan de « terroristes » et de « traîtres ».Depuis un an la presse turque n’a pas arrêté de divulguer des affaires de corruptions ou étaient impliqués des proches d’Erdogan dont son fils et des personnalités politiques de son premier cercle.

Ils n’ont qu’à se mêler de leurs affaires

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris ce lundi 15 décembre à l’Union européenne, qui avait critiqué les arrestations massives en Turquie visant les médias opposés à son régime, lors de propos retransmis à la télévision:

L’Union européenne ne peut pas interférer dans des mesures prises… dans le cadre légal, contre des éléments qui menacent notre sécurité nationale. […] Ils n’ont qu’à se mêler de leurs affaires.

 

Ce que l’UE pourrait dire ne nous inquiète pas, que l’Union européenne nous accepte comme membre ou non, nous ne sommes pas inquiets. S’il vous plaît, gardez votre sagesse pour vous-même.

Récemment, M. Erdogan avait promis de pourchasser « jusque dans leurs tanières » les partisans de Fethullah Gülen, qu’il présente comme des « terroristes » et des « traîtres ». Le prédicateur, exilé depuis 1999 aux Etats-Unis et très suivi en Turquie, est un ancien allié de M. Erdogan, avec lequel il est désormais en conflit ouvert.

Points.tn avec AFP